06 mai 2012

Dossier spécial: Naufrage du Costa Concordia, des modifications de la législation à prévoir?

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1/Rappel des faits

Le Costa Concordia fut construit en 2005 en Italie. Il fut livré en 2006 à la compagnie Costa Croisière en tant que premier navire d’une série de cinq. Avec ses 290 mètres de long, il était le plus grand navire jamais construit par l’Italie. Le 13 janvier 2012, alors que le paquebot effectue « l’inchino » (la révérence) en passant à proximité de l’ile Italienne du Giglio, il heurte des récifs et chavire en moins de 3h. Cette catastrophe causera la mort de 32 personnes sur les 4229 à bord cette nuit-là. La presse se déchaine alors contre un homme : Francesco Schettino, le commandant du navire. Le monde entier se demande alors comment un navire si moderne a pu couler de la sorte…

2/Bégaiements de l’histoire

La manœuvre consistait à passer très près de l’ile afin de saluer ses habitants. Le commandant a raté son coup, il est passé trop près… On connait la suite…  Pour ne rien arranger, ce dernier fut parmi les premiers sauvés ce qui contredit la loi disant que le capitaine doit être le dernier à abandonner le navire ! Deux tragédies similaires ont eu lieu au 21ème siècle : En 2000, l’Express Samina heurte des rochers près de l’ile de Paros en Grèce, chose due à un manque de vigilance de l’équipage. 82 personnes trouveront la mort sur les 650 présentes à bord. En 2007, même scénario toujours en Grèce avec le paquebot Sea Diamond qui a heurté des récifs près de l’ile de Santorin à cause d’un manque de vigilance de l’équipage. 2 personnes décèderont. Ces trois naufrages ont une seule et même cause : une erreur humaine flagrante.  On ne peut empêcher les Hommes de faire des fautes, mais il est possible d’en amoindrir les conséquences…

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L'Express Samina                                         Le Sea Diamond

3/Des modifications de la législation ?

-les exercices de sauvetage :

En Europe, un exercice de sauvetage est obligatoire dans les 24 heures suivant le départ du quai. Dorénavant, on peut s’attendre à un changement de la loi qui obligera que l’exercice se fasse avant le départ du quai. Malheureusement, même brillement exécuté, un exercice reste un exercice. Lors d’un naufrage, des éléments viennent compliquer l’évacuation « théorique » tels que la gite ou la panique. En effet, il est presque impossible de monter des escaliers ou de traverser une salle à manger quand un paquebot gite de 40° !

-le gigantisme des paquebots en cause ?

Depuis les années 1800, les navires n’ont fait que grandir. Lors de certains naufrages comme celui du Titanic en 1912, la taille fut en cause selon l’opinion publique qui se demandait comment un mastodonte de presque  300 mètres de long pouvait éviter un obstacle inattendu. Le Concordia n’était pas vraiment une coquille de noix, mais il y avait bien plus grand que lui ! Le plus gros paquebot du monde, l’Oasis of the Seas mesure lui 350 mètres de long, soit 60 mètres  de plus que le Concordia. La palme du plus grand navire revient au Knock Nevis, un pétrolier de 460 mètres. Ce dernier étant trop gros pour naviguer sur toutes les mers du globe, il fit une carrière peu honorable  et fut mis à la casse en 2009 après 34 ans d’existence. Le gigantisme n’as jamais été scientifiquement en cause dans les naufrages, car plus le navire est grand plus il résiste aux aléas des océans, et en cas d’avarie, plus il coule lentement. Mais sur un paquebot de 4000 passagers, il y aura toujours un petit pourcentage de personnes qui ne pourront pas être sauvées en cas de sinistre, en effet, ces dernières peuvent être imprudentes, ou au mauvais endroit au mauvais moment.

Ceci dit la taille à ses limites : comme le montre l’exemple du Knock Nevis, les infrastructures portuaires doivent suivre et cela est loin d’être une mince affaire, la modification d’un port étant extrêmement couteuse.

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L'Oasis Of The Seas                                      Le Knock Nevis

-Les petits changements récents

L’OMI (Organisation maritime internationale) a  très récemment pris une série de petites mesures visant à améliorer la sécurité à bord des paquebots : l’accès à la timonerie sera réservé uniquement aux officiers, des gilets de sauvetage supplémentaires seront installés de chaque côté du navire afin de pouvoir faire face à un chavirement…

Mais il faut accepter que l’erreur est humaine et que malgré les progrès techniques ont ne peut empêcher  certaines catastrophes. Aucune mesure de sécurité importante ne sera mise en place car il n’y en a pas à prendre. On ne pourra jamais empêcher l’homme de parfois être imprudent en voiture, il en va de même pour la marine et l’aviation. On ne peut changer l’homme, il est sa propre bête noire.

Conclusion

-L'erreur est humaine, on ne pourra empêcher des pulsions dangereuses.

-Les exercices de sauvetage ne pourront jamais être grandeur nature.

-Le gigantisme des paquebots n'est pas en cause, même s'il peut avoir des effets pervers.

Ce naufrage ne changera que très peu de choses dans le monde de la marine

Marchande, si ce n'est une méfiance accrue des marins à l'approche des côtes...

Posté par SvenPilote à 00:23 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur Dossier spécial: Naufrage du Costa Concordia, des modifications de la législation à prévoir?

    L'histoire bégaie dans ce cas précis pour avoir été écrite par des journalistes généralistes et reprise par les médias d'une façon bien peu rigoureuse. La première audience préliminaire au procès ne s'ouvre que demain, lundi 15 avril 2013.

    Posté par Monique-Mauve, 14 avril 2013 à 15:41 | | Répondre
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